La France et le Royaume-Uni adoptent depuis plusieurs dizaines d’année une approche sécuritaire et une politique de militarisation de la frontière (barbelés, caméras thermiques…). Ces politiques ont un coût : entre 2017 et 2022, 425 millions d’euros ont été consacrés à l’augmentation des dispositifs répressifs.La « lutte contre l’immigration clandestine Nord » coûte 178 millions d’euros par an à la France.

En parallèle, le dispositif humanitaire étatique représentait un budget de 25,5 millions d’euros en 2020 et 22 millions d’euros en 2021.

Ces politiques compliquent le passage de la frontière vers le Royaume-Uni, le rendant plus dangereux, voire mortel, tout en prolongeant le temps passé dans les camps informels. Depuis1999, 559 personnes exilées sont décédés en tentant de traversé la frontière.

En attendant de passer, la plupart des personnes vivent dans des campements informels, avec une tente, un sac de couchage ou une couverture pour ceux qui en ont, à la merci des intempéries et de différentes formes de violence.

S’ajoute à cette précarité le manque d’accès à l’eau, à l’hygiène, à l’assainissement et à la nourriture. Face à ces manquements étatiques, les associations autonomes présentes sont contraintes de pallier l’absence des services publics.

Pour en savoir plus : 

– « La politique migratoire de l’État français à la frontière franco-britannique : entre militarisation et absence de prise en charge humanitaire » de Célia Cade 

– vidéos «  la politique générale » et « zéro point de fixation » à Calais

Une distribution d’association de solidarité à la frontière

Un campement informel